10 conseils pour reprendre le contrôle de son diabète

#1 Passer une nuit stable et se réveiller entre 80 et 145 mg/dL afin de commencer la journée de bonne humeur et disposé.e à prendre soin de votre glycémie.
J’ai remarqué que lorsque je me réveille en hyper, je suis de mauvaise humeur et que celle-ci impactait fortement ma manière de prendre soin de mon diabète la journée.

Typiquement, quand ma glycémie est haute au réveil, je prends mon petit-déjeuner tout de suite sans attendre la fin du bolus car je me dis que ça n’a pas d’importance puisque je suis déjà en hyper. C’est un très mauvais calcul, car prendre son petit-déjeuner immédiatement ne fait qu’augmenter l’hyper et par conséquent, ruiner ma journée. Donc, pour le bien être de ma santé mentale, je commence par travailler sur mon basal de la nuit afin de m’assurer que ma glycémie soit stable pendant les 8 à 10 heures de sommeil, et donc d’inactivité.

Grâce à mon capteur, je peux analyser mes tendances nocturnes. Avant d’avoir un capteur, je mesurais rapidement ma glycémie lorsque je me réveillais la nuit pour aller aux toilettes (ce qui était souvent le cas quand mon basal de la nuit était trop faible). Au matin, j’adapte mon basal à ces résultats, en l’augmentant ou en le diminuant légèrement. Bien évidemment, il faut plusieurs nuits pour détecter ces tendances et trouver son équilibre nocturne, et idéalement manger un dîner faible en glucides (pas de pizza par exemple) les soirs où vous décidez d’analyser votre glycémie nocturne.

#2 Faire ses bolus 10 à 15 minutes avant de manger

Il faut à peu près 10 à 15 minutes avant que l’insuline ne commence à faire effet dans notre système. Manger alors que le bolus est en train d’être injecté ou tout de suite après, sauf si on est en hypo, c’est risquer de faire un pic de glycémie et donc de déstabiliser nos jolies courbes. Or, ce n’est pas notre projet.

#3 Faire pleins de glycémies ! Au moins une avant et après chaque repas.
Il est important de connaître sa glycémie afin de pouvoir agir en conséquence.
Il m’est déjà arrivée d’être persuadée d’être en hypo, de ne pas faire de glycémie et de me ressucrer, alors que j’étais en réalité à 360 mg/dL !
Faire une glycémie avant le repas me permet de pouvoir ajuster mon bolus et de faire une correction si nécessaire. En faire une autre 1h30 après le repas me permet de savoir si mon bolus était suffisant par rapport au nombre de glucides que j’ai mangé et donc de répéter ou modifier la manoeuvre le lendemain. Entre les repas, cela me permet de faire une correction si nécessaire ou d’ajuster mon basal. Evidemment, ceci est plus agréable à faire lorsqu’on a un capteur en continu.
#4 Noter ses glycémies pour mieux se connaître

Lorsque je veux reprendre en main mon diabète, je tiens un journal dans lequel je note mes glycémies, mes bolus, mes repas et mes observations. Cela m’aide à comprendre ce que je fais de bien et de mal sur 24h, à corriger mes erreurs le lendemain ou à poursuivre ce qui fonctionne bien. Dès demain matin, c’est à vous de jouer ! Je vous propose ici à droite un modèle de journal de bord que vous pouvez recopier.

#5 Régler un programme basal différent pour les repas riches en glucides

On a tous ces aliments qui rendent nos glycémies incontrôlables quelques heures après : pizza, burger, cornflakes, pâtes… surtout quand on les mange au dîner. Pour palier à l’effet retardateur de ces aliments très riches en glucides, j’ai créé un deuxième programme basal légèrement différent du programme de base.

Mon deuxième programme basal que j’ai nommé “Glucides” a un basal horaire supérieur la nuit de 00h à 06h du matin car c’est dans ce créneau que j’ai tendance à monter en flèche. J’ai augmenté mon basal de 0,1 U/h pour l’instant mais j’étais quand même à 225 mg/dL à 2h du matin le soir où j’ai mangé une pizza, donc je devrais peut-être l’augmenter davantage. Mais avant d’augmenter encore mon débit de base, je veux réitérer l’expérience pour être sûre de mon coup.

#6 Faire de l’exercice : stimuler le corps et l’esprit
Je ne maîtrise pas encore tout à fait mes glycémies quand je fais du sport, mais je reconnais l’effet libérateur du sport sur mon corps et mon esprit. Personnellement, je cours et je fais du renforcement musculaire, à la salle de sport ou à la maison. Mon objectif est de courir un jour un semi-marathon, mais d’ici là j’espère repérer les tendances de ma glycémie avant et après une séance de sport et j’espère pouvoir partager cela avec vous dans un futur article.
#7 Se faire plaisir oui ! mais avec anticipation

Après avoir tenté une alimentation low-carb ( autrement dit zéro glucide), j’ai réalisé que j’aimais manger et que je ne voulais pas me priver de glucides. J’ai alors décidé de repenser ma relation avec les glucides de telle sorte qu’ils ne soient plus perçus comme des dérégulateurs de glycémie. Les glucides et moi, c’est devenu une histoire d’amour et de complicité.

Pour une relation saine, je les compte TOUS ( bonjour les carottes et les noix) et j’essaie d’anticiper comme je peux mes bolus pour donner du temps à mon corps de se préparer à recevoir ces chers êtres et à les assimiler avec sérénité. Je n’hésite pas non plus à utiliser les différents mode de ma pompe, tels que le bolus prolongé, qui est une solution miracle pour les repas riches en glucides.

#8 Bien dans ses boîtes, bien dans son diabète

Le grand nettoyage de printemps concerne aussi le matériel de diabète ! Bandelettes, aiguilles, accessoires… j’aime quand tout est bien rangé et facilement trouvable. Pour cela, j’ai acheté une trousse de toilette spéciale (avec des fleurs s’il vous plaît) pour mon matériel de diabète. L’idée est que visuellement, ça donne envie d’être diabétique ;).

#9 Parler de son diabète avec un proche, c’est bon pour le moral

Depuis que je suis diabétique, je parle rarement spontanément de mon diabète avec mes proches. Même si je suis heureuse d’expliquer à un ami ou à un inconnu ce qu’est le truc bizarre collé à mon bras, je ne rentre jamais plus dans les détails. Depuis que je suis en couple, j’ai la chance d’avoir un copain qui me soutienne et qui a réussi à comprendre les ficelles du diabète. Lui parler de mes objectifs (en terme de glycémies) et de mes difficultés (à faire moins d’hypos par exemple) m’aide à mieux prendre soin de moi. Puis, j’aime bien quand il mesure ma glycémie 🙂

#10 S’informer et s’inscrire dans une communauté de diabétique

Le diabète est une affaire solitaire. La seule personne qui comprenne un minimum ce que je lui dis, c’est mon médecin. Mais imaginez si je devais attendre chaque rendez-vous avec mon diabéto pour parler de mes soucis ou m’informer de ce qu’il se passe sur la planète recherche! C’est pour cela que pour me sentir moins isolée, je suis des diabétiques sur Facebook et je me suis abonnée à la newsletter d’une association américaine pour le diabète. Sans le soutien et les conseils de ces communautés, je n’aurais jamais pu devenir mon propre médecin et prendre mieux soin de moi.

Les sites qui font du bien :

 • Beyond Type One : une association américaine qui rend le diabète tellement plus moderne, drôle et compréhensible (en anglais). Petit bonus : s’inscrire à leur newsletter qui vous envoie des actualités et des conseils.

 • La Belle & le Diabète : des articles et des illustrations sur le diabète. Une bouffée d’air frais entre deux bolus.

 

Zéro déchet
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Le Diabète Enchaîné #9

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