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Entretien avec Yousra Tourki, en charge des équipes de recherche algorithmique chez diabeloop

Publié le 01/09/2021 – Écrit par nina tousch

Note de l’éditeur: Cet article a été publié en collaboration avec Diabeloop. Il vise à répondre à nos questions relatives à la technologie de la boucle fermée et en aucun cas à promouvoir un produit. Choisis la boucle fermée qui te rendra heureux, telle est notre devise.

Alors que le remboursement de la boucle fermée Diabeloop est imminent et que d’autres boucles fermées arrivent en France, Diabetopole vous propose une série d’entretiens avec ceux qui connaissent le cœur de la boucle fermée : l’algorithme. Algorithms Manager ou Diabétologue, nous avons interviewé celles et ceux qui connaissent le mieux la technologie pour VOUS permettre de connaître les différences entre chaque système et finalement, trouver boucle fermée à votre pancréas.

Chez l’entreprise française Diabeloop, c’est Yousra Tourki qui nous en dit plus sur l’algorithme, son fonctionnement et ses spécificités. 

Peux-tu te présenter à nos lecteur·rice·s : que fais-tu chez Diabeloop et depuis quand ?

Je m’appelle Yousra et je suis chez Diabeloop depuis 3 ans. Je suis en charge des équipes de recherche algorithmique.

Comment « pitcherais-tu » la boucle fermée à ta grand-mère ?

Une boucle fermée permet d’ajuster automatiquement la quantité d’insuline nécessaire à la personne afin de la maintenir dans un bon équilibre glycémique. Cela “joue le rôle” d’un pancréas pour la personne qui a un diabète insulino-dépendant et allège considérablement la charge mentale associée à la maladie. 

Qui est derrière les technologies développées par Diabeloop? 

Derrière nos algorithmes, il y a aujourd’hui trois équipes passionnées qui travaillent sur l’amélioration de la modélisation physiologique, les algorithmes de pointe d’Intelligence Artificielle et sur l’environnement de simulation. Avec toujours le même objectif : des solutions performantes et innovantes en toute sécurité pour les patients et les patientes.  

La source de motivation principale des équipes ? L’impact bénéfique sur la santé et la vie quotidienne des personnes qui vivent avec un diabète ! 

Les technologies embarquées dans les solutions sur lesquelles vous travaillez sont-elles capables d’administrer des micro-bolus ?

Oui. L’administration des micros-bolus peut être plus efficace que l’envoi de basale dans certains cas. Administrer un micro-bolus toutes les 10 minutes en coupant en parallèle la basale peut être plus optimal en terme de contrôle de glycémie, dans certains cas, pendant un repas par exemple. Une correction d’hyperglycémie peut aussi être gérée avec une basale et une série de micro-bolus au lieu d’un seul bolus important.

Changent-elles l’insuline basale?

Les technologies sur lesquelles nous travaillons s’appuient sur une optimisation d’envoi de toutes les commandes d’insuline donc l’insuline basale pourrait être modifiée en fonction des dernières tendances de glycémie de la personne.

S’adaptent-elles à l’activité physique ?

L’activité physique a un impact significatif sur la gestion du diabète au quotidien et toujours dans notre objectif d’améliorer la qualité de vie des DT1, nous travaillons à limiter le risque hypoglycémie pendant une activité physique et jusqu’à 16 heures après l’activité (en particulier la nuit). 

Les technologies développées par Diabeloop tiennent-elles compte des différentes physiologies et des différents types de diabète, notamment les diabètes variables et/ou instables ?

 Grâce à la composante d’auto-apprentissage, les technologies de Diabeloop visent à s’adapter à différents types de physiologies.

 Que deviennent nos données ?

Les données sont stockées et gérées dans le respect de la réglementation européenne RGPD.

Quels futurs développements techno prévoyez-vous?

Pour le futur, les équipes qui travaillent sur les algorithmes rêvent de délivrance d’insuline 100% autonome, sans nécessité de déclarer des repas ou des activités physiques.

En tant qu’Algorithms Manager, pour toi le diabète du futur, il est… 

Le futur du diabète sera bien meilleur, avec des dispositifs portés de plus en plus petits et une performance algorithmique qui permettra aux personnes qui vivent avec un diabète d’avoir un équilibre glycémique tel celui d’une personne non diabétique.

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